Hygiène menstruelle/GI-MONO: Plus de 600 apprenties sensibilisées dans les communes d’Athiémé, Houéyogbé et Lokossa
Le Groupement Intercommunal du Mono (GI-MONO) fait de l’hygiène menstruelle son cheval de bataille. Une série de sensibilisation a été initié à cet effet au profit des apprenties des communes d’Athiémé, de Houéyogbé et de Lokossa dans le département du Mono. Les activités ont eu lieu le 30 mai à Lokossa, le 4 juin à Agamè et Ouèdèmè, le 5 juin à Houin et Athiémé, le 6 juin à Kpinnou et Houéyogbé-Centre et le 10 juin à Doutou et Sè; ceci sous le regard très attentif de Chantal Edoh Allozounhouè, responsable pôle genre et participation citoyenne au GI MONO. Cette initiative de GI-MONO ayant mobilisé environ 600 apprenties s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle qui intervient les 28 mai de chaque année. L’activité est soutenue par le programme AGIR/EAU de la GIZ
Les séances de sensibilisation des apprenties visent à promouvoir l’hygiène menstruelle en milieu artisanal pour le mieux-être de celles-ci et à garantir leur maintien dans les centres d’apprentissage. « Le constat était que les apprenties ou bien la population globale du Mono, n’a pas connaissance de la gestion des latrines. On y jette tout ce qu’on trouve, y compris les objets solides, les sachets (….). Donc il faut sensibiliser la population par rapport à ça et aborder principalement l’hygiène menstruelle », justifie Chantal Edoh Allozounhouè, responsable pôle genre et participation citoyenne au GI MONO qui pense qu’il est grand temps de « lever les tabous ».
« Il faut donner confiance aux filles, aux enfants ; il faut apprendre aux filles à savoir que l’hygiène menstruelle est très importante pour la fille et que les menstrues ne sont pas un sujet tabou. C’est plutôt un débat qu’il faut faire, un sujet qu’il faut chaque fois aborder afin d’amener les enfants à comprendre que l’hygiène corporelle est très importante pour éviter le cancer du col de l’utérus », a-t-elle poursuivi.
« Quand vous avez la connaissance nécessaire vous savez comment vous y prendre. C’est ça on est venu leur apprendre. (…) comment elles vont se comporter quand elles sont en menstrues, comment éviter les saletés, comment se tenir en tant que femme pour éviter les infections qui peuvent amener la stérilité », renchérit Diane Clédjo, infirmière à l’hôpital de zone de Lokossa.
De la commune de Lokossa à Houéyogbé en passant Athiémé, les apprenties ont été entretenues dans les langues nationales Fon et Mina. Des échanges à bâtons rompus qui ont permis aux participantes de s’extérioriser et de poser toute sorte de préoccupations auxquelles des réponses adéquates et précises ont été apportées par les communicatrices. Des motifs de satisfaction pour les apprenties qui ont témoigné de leur reconnaissance aux responsables du GI-MONO pour cette initiative.

« Cette séance a été vraiment bénéfique pour moi. On nous a appris comment porter des couches, les couches qui ne sont pas bonnes à porter. Je remercie le GI-MONO qui a organisé cette séance. Si je vais à la maison je vais informer mes amies et mes camarades », laisse entendre Alexandra Dovi, une des participantes. « Moi je suis très contente pour cette séance organisée par GI-MONO. Je ne savais rien de l’hygiène menstruelle. J’ai beaucoup appris », témoigne Chancelle Hounkpè qui souhaite que GI-MONO ne s’arrête pas en si bon chemin.
Réaction presqu’identique du côté du collectif des artisans de la commune de Houéyogbé. Pour Valère Kakpo, le représentant du délégué communal, « cette thématique sur laquelle les apprenties ont été sensibilisées est pour le bien de toute une famille, le bien de toute une association ainsi que pour ces filles en formation ». « Nous vous serons très reconnaissants si cette même séance est organisée dans les autres arrondissements de la commune de Houéyogbé », plaide Valère Kakpo au nom de ses pairs.
Mission accomplie, dira la responsable pôle genre et participation citoyenne du GI MONO qui se félicite de l’engouement qu’a suscité cette séance dans le rang des apprenties, des patrons et patronnes d’ateliers. « Les enfants ont aimé les conseils qu’on leur a donnés. Elles ont compris que les comportements qu’elles adoptaient n’étaient bons et qu’il faille changer pour se garantir une santé sereine surtout en matière de l’assainissement liquide », explique Chantal Edoh Allozounhouè qui demande aux filles de mettre les notions reçues en pratique.
Rappelons que le Groupement Intercommunal (GI-MONO) a initié cette journée de l’hygiène menstruelle afin d’amener les apprenties des communes d’Athiémé, de Houéyogbé et de Lokossa à avoir une meilleure compréhension des menstrues et des bonnes pratiques en matière d’hygiène menstruelle. Cette activité vise aussi à briser les tabous et à réduire les stéréotypes liés à la menstruation




